NYON - Pour la deuxième année consécutive, le Festi’flash a démontré que foi et divertissement peuvent aisément cohabiter.
« On peut être chrétien et se divertir en écoutant de la musique actuelle », déclare Pascal Bregnard, initiateur et coordinateur du Festi’flash, évènement plus qu’original. En effet cette deuxième édition a réuni plusieurs centaines de jeunes et moins jeunes de confessions diverses, à savoir chrétiens, protestants et évangéliques, autour de groupes de rock, gospel, rap, hip-hop et variétés. Quatre concerts ont eu lieu à la salle communale, un à l’église et un au temple. Une messe faisait également partie du programme.
Très tendance, les groupes ont manifesté un grand désir de transmettre la non-violence, la joie et l’amour. Le groupe Decourroux a notamment fait danser laïcs, prêtres et nones. Manou, le rappeur a rappelé les paroles de l’Evangile à la lettre. Oui, ces jeunes artistes ont et transmettent un message d’amour et de tolérance. Ils possèdent une foi inébranlable.
Responsabiliser les jeunes
Le but de cet évènement consistait à transmettre la bonne parole tout en s’amusant, mais également de responsabiliser les jeunes. Ce sont eux d’ailleurs qui en ont fait la demande. Pascal Bregnard travaille pour l’église catholique comme animateur de jeunes entre quinze et vingt-cinq ans. Il ne compte pas ses heures, aime le Christ et essaie de mettre en pratique sa parole. « C’est à l’âge de dix-sept ans que j’ai découvert la foi, lors d’une retraite spirituelle pendant une nuit de prière. Depuis lors, elle ne m’a jamais quitté. »
Infirmier de formation, Pascal changera très vite d’itinéraire, même si cela demande un grand engagement. Il n’est pas rare que dans sa demeure, il accueille des jeunes en détresse. Ne serait-ce pas ce que l’on nomme une vocation ? Pourtant la vocation de ce jeune papa de trois chérubins consiste en sa famille. Raison pour laquelle il ne sait pas encore si une troisième édition du festival aura lieu l’an prochain. Il est vrai que ce genre de manifestation demande du travail et de l’argent. Dix-sept jeunes y ont travaillé à l’année et la journée s’est bien déroulée grâce à l’aide de septante bénévoles et des sponsors, desquels sont exclues les marques de cigarettes ou d’alcool.
Marie Betille
Source : le journal 24h du 8 mai 2006.
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