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"A vous les responsables de nos nations"

mercredi 2 juillet 2008

Les Conférences épiscopales des pays qui composent le G8 ont adressé, à l’approche du Sommet du G8, qui doit se tenir au Japon, une lettre à leurs responsables pour leur rappeler ce que devaient être les objectifs de cette rencontre.

Dans cette lettre, les Conférences épiscopales de l’Allemagne, du Canada, de la France, du Japon, de la Russie, des Etats-Unis d’Amérique et d’Italie appellent les pays du G8 à "renforcer vos engagements et vos actions en faveur de la lutte contre la pauvreté dans le monde et à aborder résolument la question des transformations climatiques planétaires."

Travailler ensemble et concrétiser durablement les engagements

Reprenant les termes du pape Benoît XVI lors de sa visite aux Nations-Unies en avril dernier, les Conférences épiscopales insistent sur la grande importance de la cohérence et de la collaboration des responsables de la vie internationale en ce qui concerne les "questions de sécurité, les objectifs de développement, la réduction des inégalités au niveau local et mondial, la protection de l’environnement, des ressources et du climat […]". Pourquoi ? Car ces questions "requièrent que tous les responsables de la vie internationale agissent de concert et soient prêts à travailler en toute bonne foi, dans le respect du droit, et à promouvoir la solidarité dans les zones les plus fragiles de la planète."

La lettre se poursuit en relevant qu’il y a eu des engagements pris quelques années plus tôt et qu’il ne faut pas perdre de vue leur réalisation. " En 2005, les pays les plus riches du globe ont promis de consacrer 50 milliards de dollars supplémentaires par an à l’aide au développement d’ici à 2010, dont la moitié à l’Afrique. Cet engagement doit être tenu et il faudrait en prendre d’autres dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’aide humanitaire.".

Les réaliser, oui, mais pas dans la précipitation ou d’une manière éphémère. Les mesures adoptées doivent pouvoir perdurer dans le temps. La clé de ce développement dans le long terme est, pour les Conférences épiscopales, la participation active des personnes concernées, "il faut que les pauvres soient acteurs de leur propre développement."

Les répercussion sur les plus démunis

Particulièrement soucieux du sort des pauvres, les Conférences appellent à anticiper les répercussions des évolutions du climat sur cette population fragilisée "qui risquent d’en supporter les effets les plus désastreux tels que les conflits mondiaux potentiels, l’augmentation des coûts énergétiques et les problèmes de santé. […] Il faudrait que le coût des mesures visant à éviter et à s’adapter aux terribles conséquences du changement climatique repose davantage sur les personnes et nations les plus riches qui ont le plus profité des effets nuisibles au développement, et ne soit pas supporté injustement par les pauvres."

La lettre est signée par Mgr Robert ZOLLITSCH (Président de la Conférence des Évêques d’Allemagne), Mgr James Vernon WEISGERBER (Président de la Conférence des Évêques du Canada), Cardinal André VINGT-TROIS (Président de la Conférence des Évêques de France), Mgr Peter Takeo OKADA (Président de la Conférence des Évêques du Japon), Mgr Joseph WERTH (Président de la Conférence des Évêques catholiques de la Fédération russe), Cardinal Francis GEORGE (Président de la Conférence des Évêques catholiques des Etats-Unis), et par le Cardinal Angelo BAGNASCO (Président de la Conférence des Évêques d’Italie).

Source : Infocatho

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