Le projet de la journée
Le but : prendre conscience, en l’expérimentant par le jeu et en partageant par la parole, des injustices et des situations de discrimination que subit quotidiennement une grande partie de la population mondiale.
Chaque jeune est invité à réfléchir à des situations de discrimination et d’inégalités concrètes en lien avec son propre vécu et ses expériences.
L’objectif de cette animation est d’apporter des pistes de réflexion pour comprendre les possibles sources et les raisons de ces inégalités.
La première partie de l’animation est consacrée au « jeu de la banane » : une simulation du circuit de la banane donne l’occasion de découvrir les mécanismes du commerce international et de la concurrence. Ensuite, le « repas inégal » plongera concrètement les jeunes dans l’univers de la discrimination et de l’inégalité.
Des jeux… qui ne laissent pas indifférents
Les sentiments que j’ai eu face au jeu de perle par rapport :
Aux pauvres :
ils étaient très égoïstes et compétitifs, ils enviaient énormément les riches, et manquent de solidarité entre eux, chacun pour soi.
Aux riches :
les riches s’entraident pour avoir encore plus de richesse, solidarité. Ils ont inventé des règles pour leurs intérêts personnels.
Pour les perles bonus, les riches les ont donnés aux moins riches pour qu’ils deviennent encore plus riches. Les pauvres les ont données aux plus riches des pauvres pour qu’ils changent de classe social.

Le "repas injuste"
Le déroulement de ce repas était dans la lignée Justice-injustice. Les jeunes ont été séparés en trois groupes qui ont eu des traitements différents.
Les riches : ils ont mangé un menu complet (salade, spaghetti bolognaise, fromage, dessert), ils ont bu des boissons variées (sodas) et ont bénéficié d’une décoration de table. Ils mangeait seuls, tranquilles dans une salle.
Les moyens : ils ont mangé les spaghetti bolognaise, du fromage, un fruit. Ils n’ont pas eu de décoration de table et n’ont bu que de l’eau.
Les pauvres : ils ont tout d’abord mis la table pour les riches et les moyens, ils ont fait le service pour les deux autres groupes, puis ils ont mangé des pâtes sans sauce, sans fromage ni dessert. Ensuite, ils ont fait la vaisselle de tout le monde.
Voici comment ces différents groupes ont vécu ce repas :
Les pauvres s’expriment :
Ce n’est pas normal que les pauvres crèvent de faim, et mangent moins que les autres.
Servir les riches et les moyens, ça allait pour moi mais ne pas manger le même plat c’était très frustrant. Je comprends que riches, moyens et pauvres ne reçoivent pas la même nourriture mais ce qui me révolte c’est qu’ils nous exploitent pour servir, alors que nous sommes des humains comme eux.
C’est très humiliant de les servir pour la juste raison que nous sommes nés pauvres. En plus faire la vaisselle c’est vraiment choquant.
Je pense que le service que nous avons fait, devrait être payant.
J’ai remarqué que pendant le repas, il y avait une bonne ambiance chez les pauvres.
Nous n’avons pas profité de repas nous avons mangé comme des chiens. C’était dévalorisant.
C’était dur de servir d’abord et manger à la fin.
Les moyens s’expriment :
J’ai eu pitié des pauvres, j’étais mal à l’aise que les pauvres ne mangent pas.
C’est la vie, la réalité c’est que les pauvres sont moins que nous, c’est dans l’ordre des choses.
J’ai respecté les pauvres, mais j’avais pas envie de changer de place.
J’ai eu pitié d’eux mais je me suis dit ce n’est qu’un jeu.
Un des riches qui s’exprime :
J’ai débarrassé avec mes copains pauvres, j’étais mal à l’aise que mes amis me servent à manger alors j’ai été les aider. Moi je bosse à côté, je ne reçois ni un bonjour, ni un merci là où je travaille c’est très humiliant.
Les autres riches n’ont pas vu les pauvres. C’est tout à fait réaliste.
Enfin un grand merci pour cette journée « enrichissante".
Témoignage collectif des gymnasiens

Version imprimable