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Lors de son investiture, le président des États-Unis doit-il prêter serment en déposant sa main sur la Bible? La question mérite d’être posée puisque le porte-parole d’un candidat au Sénat [1] a affirmé dans les médias que c’est une obligation.

 

Si la devise In God We Trust (« Nous croyons en Dieu ») semble appuyer cette pratique, il faut savoir que les États-Unis sont un pays laïc garantissant la séparation entre la religion et l’État. Le premier amendement de la constitution – ratifiée en 1791 – indique d’ailleurs clairement que « le Congrès n’adoptera aucune loi relative à l’établissement d’une religion, ou à l’interdiction de son libre exercice ». Par conséquent, le serment sur la Bible n’est pas une obligation aux États-Unis ; il faut plutôt parler d’une tradition ancrée dans le processus d’investiture des présidents.

 

Lors de son investiture en 1789, George Washington, premier président des États-Unis, a prêté serment sur la Bible. Et depuis, cette pratique a été reprise par ses successeurs à l’exception de deux d’entre eux. En 1825, John Quincy Adams, le sixième président, a préféré jurer sur le code civil. Et Theodore Roosevelt, après l’assassinat de son prédécesseur, a simplement juré en levant la main droite lors d’une cérémonie qui s’est déroulée dans la précipitation. En janvier prochain par contre, il serait étonnant que la tradition ne soit pas respectée lors de l’investiture du nouveau président.

 

Diplômé en études bibliques (Université de Montréal), Sylvain Campeau est responsable de la rédaction.

 

Source : Interbible

 

 

[1] Il s’agit de Ted Crockett dans une entrevue accordée au réseau CNN en décembre 2017 (voir à la toute fin de l’entrevue, en anglais bien sûr).