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Il y a un an, je me suis présenté au Vicariat avec pour but de rencontrer les responsables de l’Eglise du canton de Vaud afin de commencer un discernement au sein de la pastorale de la jeunesse. A vrai dire, je ne savais pas à quoi allait ressembler ce discernement. Ce terme avais pour moi une connotation religieuse, mais puisque j’allais travailler pour l’Eglise, je me suis dit que c’était la procédure et que cela allait être un stage dans une entreprise comme j’en avais fait par le passé.

 

J’avais tout faux. A première vue, tout semblait normal. La première semaine s’est déroulée comme sur des roulettes, commençant par visiter les lieux de travail, rencontrer mes collègues, prendre connaissance de l’histoire du Département jeunesse de l’église ainsi que de ses missions sur le terrain. On m’a demandé d’accompagner Florence pendant cette période de discernement. De nature motivé et productif, j’ai vite dû me faire une raison car on ne demandait pas de ma part d’être dans le faire, de créer ou de dresser un bilan économique de l’entreprise, mais de découvrir l’être pendant les rencontres avec les jeunes.

 

Ce discernement m’a obligé à être dans l’observation des autres ainsi que m’observer tout au long des missions, pour voir si je me sentais à ma place avec les jeunes. Suis-je à l’aise dans les diverses situations pendant nos accompagnements ?

Sortir de mes habitudes, cela s’est avéré difficile au début. Puis, les questions ont surgi. Est-ce là que je suis appelé à travailler ? Suis-je la personne dont les jeunes ont besoin ? Ai-je le charisme qu’ils cherchent ? Et surtout puis-je être le témoin qu’il leur faut ? Par mes propres moyens, l’échec était envisageable.

La réponse à toutes ces questions se trouve dans les Saintes Ecritures. L’Evangile nous donne la grammaire de l’être humain, encore faut-il s’en servir, le ruminer sans relâche, s’ouvrir à sa créativité. Comme un enfant qui a perdu ses parents, j’ai appelé notre Père au secours. Je l’ai demandé de prendre ma main et de me guider et de faire chaque pas avec moi dans l’incertitude. Je lui ai demandé d’avoir les mots quand il le fallait. A partir de là, ma confiance a grandi et j’ai expérimenté une certitude que je n’aurais pu rêver. Il est là et ne me lâche plus.

 

Aujourd’hui, je ne veux plus rien d’autre que Le servir. Il est avec moi et moi avec Lui. Mon appel d’accompagner cette jeunesse parfois rebelle et si fragile est si fort à certains moments, que même vouloir m’en détourner me serait impossible. La vocation est née et avec elle une envie brûlante de cheminer avec notre Sauveur en étant avec la jeunesse.

 

Le retour de tout cela est l’acquisition d’une famille et des vraies rencontres entre frère et sœurs dans le Christ. Dès ma présentation auprès de l’équipe de PASAJ, j’ai su que j’allais être gagnant. J’ai découvert un cadeau et je souhaite de tout mon cœur le garder.

 

Alain UIrich