Dans la peau de l’autre, c’est le titre d’une chronique de l’écrivain Metin Arditi, parue dans le journal La Croix. En voici un extrait:

« La Fondation Arditi pour le dialogue interculturel, en partenariat avec les six grandes universités israéliennes, a organisé un concours dont la règle était la suivante : les participants israéliens juifs devaient écrire une fiction, liée au contexte local, en se mettant dans la peau d’un Israélien arabe. Et vice versa. Les deux populations venaient de vivre la guerre de Gaza, chacune dans son camp. Qui aurait l’audace d’écrire en se mettant dans la peau de l’autre ? Et pourtant… La première année, plus de 500 textes furent soumis. La seconde, presque autant. Près de mille au total. L’un des membres de notre jury était Frederik de Klerk, prix Nobel de la paix, l’homme qui a remis les clés de l’Afrique du Sud à Nelson Mandela. Au cours d’un entretien, il m’a dit : “Ce que vous faites est exactement ce qu’il faut faire. C’est ce que Nelson Mandela et moi avons fait. Nous nous sommes mis dans la peau de l’autre. Sinon, nous n’y serions pas arrivés.” »

Enthousiasmant, non ? Et si on ne se contentait pas d’admirer et de rêver que cela se vive aux quatre coins de la planète, entre Birmans et Rohingyas, entre Européens et migrants, entre Iraniens et Saoudiens,… ?

 

Si chacun, là où nous sommes, dès aujourd’hui, sans attendre un engagement humanitaire à l’autre bout du monde, nous tentions de nous mettre dans la peau de l’autre, voisins, collègues, parents et enfants,… Peut-être que cela se propagerait comme une onde à la surface du lac.

 

Une belle façon de se préparer à accueillir l’enfant Dieu de Bethléem. Car Noël, c’est cela : le Fils de Dieu qui ‘se met dans la peau’ d’un fils d’homme. Mieux, qui devient un fils d’homme pour tuer la haine et détruire tous les murs de séparation (Lettre aux Ephésiens).

 

 

Que nous tentions, chacun, chacune, de nous « mettre dans la peau de l’autre » pour que tombent les murs édifiés par nos peurs et que se construisent des ponts. Tels sont nos vœux à l’aube d’une nouvelle année. Nous les confions à l’enfant de Bethléem, le Prince de la paix.

 

Que cette paix vous soit donnée à vous et vos familles

en ces jours de fête et tout au long de 2018 !

 

Belle marche vers Noël !

 

Sr Jeanne-Marie

 

 

 

 

 

PS : extrait du 21 septembre 2016