pieta billet

En ce temps pascal, prenons le temps de nous arrêter pour célébrer notre foi. Cette foi qui nous habite est un mystère dans lequel je vous propose d’entrer et, en toute humilité, de se laisser transporter dans les jours qui nous séparent de la pentecôte par certaines questions et, peut-être, certaines redécouvertes.

 

 « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. » (Mt 16, 17)

 

Selon Saint Augustin, La foi est d’abord une grâce de Dieu. En vérité, Dieu se donne dans sa totalité à l’homme et de ce don total découle la foi. Elle nous donne des yeux nouveaux pour contempler notre Seigneur, nous émerveiller des beautés de sa création et, par-là, de nous-mêmes en tant qu’homme et créature bien aimée de Dieu.

Quel regard je portes ainsi sur le monde ?

 

« Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut » (Rm 10, 10)

 

La foi est également une réponse libre de chacun de nous, une alliance à laquelle nous décidons ou pas d’adhérer par notre volonté, nos paroles et nos actes. « Je suis le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » (Ex 3,6). C’est avec des individus que Dieu a fait une alliance, mais ces individus ne sont pas seuls.

Qu’est ce que je mets en jeu dans cette alliance et comment je m’y engage ?

 

« Eglise mère de notre foi » (Lumen Fidei, 37)

 

La foi s’est transmise en génération en génération par le témoignage vivant de nos frères et sœurs. La foi est un cheminement personnel et communautaire dans la relation avec Dieu. De par cette relation personnelle où nous nous découvrons unis au Christ, nous nous découvrons également unis « à tous ceux qui ont marché et qui marchent sur la même route »[1], tous ceux-là même qui forment le corps du Christ. La foi est un don de Dieu qui se fait à travers une communauté, l’Eglise. La foi émane d’une communion avec nos frères et sœurs croyants « enracinée dans l’amour éternel de Dieu »[2], à l’image de notre Seigneur qui est Lui-même communion parfaite entre Père, Fils et Saint-Esprit.

Comment je vis la communion ? quelle place pour moi ? quelle importance celle-ci a pour moi et comment je m’y investi ?

 

« La foi est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. » (He 11,1)

 

Dans la rencontre avec les autres et avec Dieu, loin d’être une chose acquise en tout temps, la foi est un cheminement semé d’embûches et de doutes par sa nature relationnelle. En effet, nous pouvons nous demander finalement qu’est-ce qui est en jeu ? pourquoi est-il si important de croire ? en d’autres termes, qu’est-ce que ça change pour nous, pour chacun d’entre nous que le Christ soit mort, ressuscité et monté aux Cieux ?

 

Dans notre quête de réponse en relation avec notre Seigneur et dans l’espérance de ce bien meilleur que Jésus Christ nous a promis, je souhaiterais vous souhaiter à tous un bon temps pascal et, tout comme l’auteur de la lettre aux hébreux, nous exhorter à imiter notre Seigneur en accueillant l’Esprit Saint dans la force, la confiance et la patience qu’il accorde à son Père, qui est notre Père ; son Dieu, qui est notre Dieu.

 

 

Christian Alexandre



[1] https://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2012/documents/hf_ben-xvi_aud_20121031.html
[2] idem