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Voilà plusieurs jours que j’ai commencé mon nouveau travail à PASAJ. Mes journées commencent tous les matins de la même manière. Je me réveille, me prépare et enfourche mon vélo pour aller à la gare. Je me dépêche régulièrement car j’ai de la peine avec mon réveil je dois l’avouer. Le trajet se déroule ainsi, je pars de mon quartier, je passe devant les maisons de mes voisins. Je traverse un autre quartier, je passe devant l’école, tout est vide. Personne n’est encore en mouvement et les enfants dorment. Je prends ensuite le train, je le partage avec quelques voyageurs, et je pense que ce sont tous des salariés. Ce qui est pratique avec cette période d’été, c’est que dans les transports publics nous avons de la place !

 

Oui mais tous les beaux moments ont une fin. Depuis le 27 août, la routine du matin a un peu changé. Je me lève et bataille toujours avec mon réveil. Je me prépare en vitesse, j’enfourche mon vélo et c’est à ce moment-là que tout change. J’entends pour commencer le réveil des enfants des voisins, une maman toute contente car elle sait que enfin après ces 7 semaine 24h/24 qu’elle aura un temps de répit dès qu’ils seront dans le bus pour aller a l’école. Ensuite, je continue mon chemin et quelle joie de croiser plein d’enfants qui se rendent à l’arrêt de bus. Ils me saluent tous car pour la plupart je les ai vus grandir depuis le berceau jusqu’au vélo. Tout cela me rend heureux. Je continue mon périple et je croise le bus de l’école vide qui se rend dans mon quartier. Le même bus que je prenais étant enfant ! Un bus blanc qui roulait déjà a cette époque bien trop vite pour moi.

 

Je passe ensuite au-dessus de l’école où je vois les enseignants qui se préparent à accueillir les enfants. Après avoir parqué mon vélo, je monte dans le train encore vide car je suis à la première gare de la ligne. Mais contrairement à la semaine passée, il se remplit très vite car tous les étudiants de la région n’ont que ce train pour se rendre a Lausanne. Et nous voila lancés tous dans la même direction, tous serrés car il n’y a pas de place pour tout le monde dans le train. Certains se retrouveront assis à un pupitre et devront étudier. D’autres seront derrière diverses machines pour usiner. Et moi ?

 

La rentrée, cette année, elle est un peu spéciale. J’ai commencé mon service militaire, on était en janvier, et je débutais alors mon école de recrue dans la PM de l’armée. A la fin de mon école de recrue, deux voies s’offraient à moi. La première : garder mon uniforme pour les 6 prochains mois. L’autre : poser mon arme, rendre mes affaires militaires et m’inscrire au service civil. J’ai bien sûr, vu que vous me lisez, choisi de quitter le gris et vert pour enfiler ma tenue brune et bleu : celle du civiliste. Mon service civil ici à PASAJ consiste à participer aux activités de la pastorale jeunesse du canton de Vaud. Quelle chance pour moi d’avoir eu ce poste. Je fais un peu de secrétariat. Et beaucoup d’organisation d’événement. Je m’y plaît beaucoup.


Pour finir, la rentrée est là pour tout le monde. Courage à tous!

 

 

Florian Loetscher, civiliste

 

 

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