Chemin

Après 9 ans passés dans l’équipe PASAJ, c’est le moment pour moi d’écrire mon dernier édito pour la pastorale jeunesse, avant de poursuivre ma route en aumônerie de la santé. C’est ainsi un temps de bilan pour moi et des pages qui se tournent tant au niveau professionnel que privé.

 

Que de chemin parcouru en 9 ans, avec ses hauts et ses bas, ses détours et ses belles surprises. Tous les jours ne furent pas faciles et ce chemin a compté son lot de déceptions. Il y eu des impasses où se manifestaient un décalage entre ce que nous vivions avec les jeunes et ce qu’attendaient certaines personnes des jeunes et de la pastorale jeunesse ; entre ceux qui mettaient l’accent sur la qualité du vécu et ceux qui étaient plus axés sur le nombre. Il y eu des promesses non tenues, malgré la confiance exprimée et les efforts pour trouver des compromis. Ce fut également un chemin qui m’a permis de me rendre compte que l’Eglise est faite d’homme et que malgré les valeurs qu’elle prône, chacun de nous avance à son rythme, avec ses limites.

 

Sur ce chemin, ce qui m’a toujours aidé à aller de l’avant, ce fut les rencontres faites au hasard d’un contour. De très beaux moments avec des jeunes qui me parlaient plein d’énergie de leurs rêves et de leurs valeurs. Après des journées difficiles, quel bonheur de pouvoir se rendre au groupe de jeunes et partager simplement avec eux des joies et des peines. J’ai apprécié cheminer sur ce chemin d’Emmaüs avec les jeunes, pouvoir s’enrichir mutuellement de nos expériences, pouvoir partir ensemble à l’aventure et vivre la découverte des autres et de l’Autre. Sur ce chemin, j’ai rencontré des personnes incroyables, que ce soit parmi les jeunes ou parmi mes collègues. Ce chemin m’a confirmé le goût de la rencontre de l’autre et du désir de pouvoir toujours plus axer mon ministère sur l’écoute.

 

Une page ainsi se tourne, mais le chemin d’Emmaüs continue. Merci à chacun de vous, que j’ai croisé sur ce bout de chemin. Merci pour tout ce que vous m’avez apporté. Belle suite de chemin à chacun, que vous puissiez garder courage lors des mauvais jours et être en tout temps remplis d’émerveillement et de joie !

 

Florence Calloni – Magnin