« Alors que l’affaire du capucin pédophile secoue la Suisse romande », et bien au-delà, en France voisine, « Nicolas Betticher admet enfin la responsabilité de l’Eglise, qui a couvert ce prêtre », écrit « Le Matin-dimanche » du 20 janvier. Le nouvel official du diocèse « demande pardon aux victimes et promet des changement ».
De combien d’enfants le capucin a-t-il abusé, s’interroge le quotidien romand, après les multiples révélations sur ce capucin, qui a trouvé refuge dans un couvent à Delémont, dans le Jura. « Pour la première fois, écrit Le Matin dimanche, le porte-parole de Mgr Bernard Genoud, l’abbé Betticher, en charge de ce grave dossier, utilise des mots que personne n’avait encore employés ». « Le mot complicité me fait mal pour l’Eglise que j’aime, dit-il (réd : l’abbé Betticher), mais c’est vrai. Il est évident que la procédure n’a pas été faite correctement à l’époque. Sinon, il n’y aurait peut-être pas eu de récidive ».
A l’époque une omerta épouvantable
"Monseigneur Bernard Genoud n’était pas évêque à l’époque et je n’étais pas là", précise Nicolas Betticher. "Il y avait en ce temps-là une omerta épouvantable." Les choses ont changé depuis, assure-t-il.
"Nous avons désormais une procédure très stricte. Dès que l’official est informé de soupçons, il doit immédiatement mener une enquête ecclésiale. Si les faits sont avérés, il demandera au prêtre de se dénoncer. Si ce dernier refuse, il le fera lui-même."
Hotline en place
La justice française se réserve le droit de lancer un mandat d’arrêt international contre le prêtre. Parallèlement à ce volet français, la police jurassienne enquête également pour savoir si le religieux a commis des abus en Suisse qui ne seraient pas prescrits. Elle transmettra ensuite ses conclusions au Ministère public qui pourra le cas échéant ouvrir une procédure et demander l’arrestation du suspect.
en savoir plus : l’article du matin dimanche
Version imprimable