Cette année, Mars rime avec Carême. À ce simple mot, certains se crispent rapidement…
En effet, d’une manière générale, lorsqu’on évoque ce temps liturgique, c’est souvent avec un a priori négatif, d’austérité et de pénitence. Non, le Carême n’est pas seulement synonyme de privation ! C’est à nous qu’il incombe de ne plus en donner une image triste et contraignante, à nous de réinvestir ce temps qui nous est offert en le recentrant sur la personne du Christ et n’oublions pas que dans notre ligne de mire c’est Pâques qui s’y profile.
Il n’y a ni « marathon de la foi » ni « un exploit spirituel » durant ces 40 jours mais un temps avec son Seigneur, un temps d’ouverture, d’engagement et de don. Les moyens sont multiples et intiment liés : prières, rencontres, jeûne, attention à l’autre et partage. Qu’importe… N’oublions pas de viser le Christ… Nous ne récolterons alors ni coupe, ni médaille… mais la joie de recevoir Celui qui, en se donnant, nous donne tout.
Un carême à l’image du Christ
Le Christ s’est retiré pour PRIER : 40 jours pour être avec la source de la vie, de la joie et du bonheur. 40 jours pour puiser les forces nécessaires afin d’annoncer quelque chose qui nous dépasse et qui pourtant nous interpelle.
3 ans plus tard, le jeudi saint, il remet ça. Jésus s’est éloigné et a prié le Père de pardonner les péchés des hommes, Il a médité sur son avenir, sur sa Passion qu’Il savait maintenant toute proche.
Nous le voyons, les moments importants de la vie de Jésus sont rythmés par des temps où il se retire pour faire le point et recharger les batteries à la prise de courant qui ne connaît pas les pannes…
Et nous, ne serions-nous pas aussi à un moment important de notre vie ? Comment allons-nous choisir de vivre ce Carême ? A chacun sa route, mais le même but : connecting Christi !
Pascal Bregnard
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