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Depuis quelques années, l’École biblique et archéologique française de Jérusalem s’est lancée dans un projet assez phénoménal que l’on peut consulter en ligne mais qui existe également sous forme papier (le premier volume « commencements » avec 12 passages bibliques ainsi qu’un volume sur l’entier de l’épître aux Philippiens).

 

En quoi consiste exactement ce projet? Il s’agit de mettre sur un même plan les versions principales de manuscrits (toutes traduites en français, il faut le préciser : ce n’est pas un outil d’abord destiné aux scientifiques, mais qui doit rester au contraire accessible à toute personne intéressée), et de faire ressortir, par de multiples extraits et renvois, toute la richesse que ces textes ont inspirés aux Pères de l’Église, aux théologiens médiévaux et de la Réforme protestante, ainsi que l’influence qu’ils ont eue dans le domaine liturgique et/ou théologiques et également en montrant leur impact sur les arts visuels et dans la littérature sans oublier la réception qu’en donne la tradition juive elle-même.

 

Bref, le projet entend montrer, verset après verset, à quel point les textes contenus dans la Bible sont devenus des caisses de résonance qui ont vibré à travers les siècles. C’est un outil qui permettra au lecteur de prendre conscience, par exemple, de l’énorme impact que le passage de la ligature d’Isaac (Gn 22) a produit aussi bien chez les théologiens juifs que chrétiens : il est ainsi intéressant d’apprendre que Clément d’Alexandrie fait le lien entre Isaac portant les branches qui serviront à le sacrifier avec le Christ portant sa croix! Cette richesse et cette créativité interprétative ne peuvent que nous stimuler dans la relecture méditative du texte biblique.

 

 

Robin Masur, Chef de service du CIDOC

 

 

Source : CIDOC

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