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Adaptation du prix Goncourt 1952 Léon Morin, prêtre écrit par Beatrix Beck, La Confession confronte un prêtre à une athée convaincue et avec eux, deux visions opposées de la religion.

 

Le film est une mise en abîme où Barny, personne âgée en fin de vie, se confesse auprès d’un jeune prêtre alors qu’elle ne s’est jamais considérée comme catholique. Nous sommes alors plongés dans la France de l’hiver 1944 occupée par les Allemands. Barny travaille à la Poste où ses collègues ne cessent de vanter les mérites du père Morin, nouveau venu “jeune et pas désagréable à regarder”.

Barny va aller à la rencontre de ce prêtre pour le mettre face à ses contradictions, l’Eglise catholique étant pour elle un asservissement des classes populaires par le clergé. Leurs différentes rencontres sont captivantes grâce à la richesse des dialogues. Elles permettent une réflexion autour de la croyance, du lien (ou l’absence de lien) entre foi et raison.

 

la confession 1À travers un homme qui est au service des autres, présent pour chacun, brisant la solitude instaurée par la guerre, Barny découvre Dieu et apprend à l’aimer, Lui et son ministre. Elle entame alors un chemin de foi semé d’embûches, de fautes, de regrets et de doute comme en témoigne ses dernières paroles : “Je ne sais pas si j’aimais l’homme à travers Dieu, ou si j’aimais Dieu à travers l’homme”.

 

Cette adaptation aurait dû se jouer au théâtre tant le manque de mise en scène est important. Le réalisateur ne s’en cache pas, revendiquant un cadre intimiste qui n’est pas parasité par une mise en scène et des mouvements de caméra superflus. La quasi totalité du film est ainsi dédiée à de gros plans sur les visages des deux personnages principaux, écrasant un spectateur qui voudrait rêver et s’évader en écoutant leurs conversations sur Dieu. Sans être totalement mauvais, l’intérêt de La Confession ne réside que dans ses dialogues percutants et justes : un film à écouter plus qu’à visionner.

 

Blandine Brunella confession 2

 

NB : En 1961, Jean-Pierre Melville avait déjà adapté ce roman dans le film au titre éponyme, Léon Morin, prêtre avec Jean-Paul Belmondo et Emmanuelle Riva dans les rôles principaux.

 

Source et images : Signis