En effet, dans un tel contexte les sectes ou groupements sectaires peuvent constituer pour certaines personnes un substitut au manque de relations sociales et à l’éclatement intérieur.
Ces mouvements agissent souvent sous couvert de programmes sportifs, culturels, philosophiques, écologiques, pédagogique, de médecine parallèle, de développement personnel, d’aide au Tiers-Monde, voire paradoxalement de défense de liberté et d’éthique.
Leurs domaines de prédilection sont donc la quête de sens, la santé (physique et psychique) et comme nous l’avons mentionné, le développement de soi. A la clé, des promesses de réponses, de guérisons, de connaissance et de pouvoirs.
Il est clair que les moments de fragilité psychologique : séparations, deuils, pertes d’emploi, restructurations de vie, favorisent l’adhésion à une secte. Mais il n’y a pas de profil type de la personne sectaire. Le psychisme prédisposé à une telle adhésion c’est celui des personnes enclines à l’exigence, la générosité, l’idéalisme. Autrement dit, de tout le monde. Il n’y a pas besoin de souffrir de troubles psychologiques pour devenir membre d’une secte. En effet, celles-ci tiennent compte dans leurs programmes des besoins légitimes des gens : besoin de sécurité, de rompre la solitude, de valorisation de la personne, besoin de se sentir dans un projet, de donner un sens à sa vie.
Mais… pas de panique ! On n’entre jamais de force dans une secte. C’est toujours d’un libre choix. Or, pour bien choisir, un minimum de discernement et d’esprit critique s’imposent.
Alors, à bon entendeur, salut !
Christian Rossier, aumônier, conseiller psychologique ASAT/EATA.
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