Des reproductions de la vierge de Stalingrad rappellent l’histoire. Ce dessin a été fait pendant la seconde Guerre Mondiale par le soldat allemand, Kurt Reuber, à Stalingrad en Russie. Pour célébrer la nuit de Noël, il a réalisé cette esquisse au verso d’une carte d’État-major. L’original se trouve aujourd’hui à Berlin, dans la Gedenktniskirche, une église laissée en ruine, en rappel de la période du nazisme. La modernité est symbolisée par une peinture, s’ouvrant comme une fenêtre d’une église contemporaine.
Ce passage, entre le passé et le présent, nous devons le réaliser dans nos vies personnelles. La lettre de cette année s’intitule « Vers une nouvelle solidarité. » (cf. fichier ci-dessous).
Pour cet élan en vue de construire une société solidaire, frère Alois souligne la nécessité de la confiance. Solidarité et confiance se construisent dans les relations aux autres mais avant tout à l’intérieur de chacun. Et il faut sans cesse faire ce mouvement, de notre passé, de nos échecs à une construction nouvelle. Le prieur de la Communauté de Taizé écrit : « Chaque jour nous sommes appelés à refaire le chemin de l’inquiétude vers la confiance. » Confiance et soi, entre les humains et confiance en Dieu. « Plus grandit la confiance en Dieu, plus le cœur s’élargit à tout ce qui est humain, partout dans le monde, dans toutes les cultures. Il devient accueillant aussi envers les sciences et les techniques qui permettent d’alléger les souffrances et de développer les sociétés. »
La Rencontre européenne aide sans aucun doute les jeunes à refaire ce chemin intérieur. La prière, avec les temps de silence et les chants méditatifs, ouvre à l’intériorité, au transcendant. Les rencontres et les temps de partage ouvrent l’horizon. Les petits services - distribution des repas, aide dans les paroisses d’accueil, accueil dans les halls - exprime une confiance donnée pour réaliser un effort commun. Et de retour chez soi de nouveaux élans peuvent être découverts. Plus de contradiction entre un passé, parfois sombre et la confiance en l’aujourd’hui. Frère Alois a invité ainsi les jeunes, lors de la dernière prière commune : « Nous allons repartir demain dans nos pays, dans notre vie quotidienne. Je voudrais lancer cet appel à vous les jeunes : continuez la recherche commencée ces jours. »
Laurent Saget
Photo Wiesa Klemens

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