« To zongi na maison-mère ! »
On constate que plusieurs personnes d’origine congolaise se remettent à fréquenter l’Eglise catholique, « la maison-mère », après avoir été des fidèles d’une église évangélique africaine. Ces églises, témoignent-elles, les avaient attirées par la perspective de trouver des solutions aux problèmes de la vie quotidienne, d’être délivrés, au travers de la prédication des pasteurs et de la prière. Ils y retrouvaient aussi une chaleur, une vie partagée et une ambiance « à l’africaine » réconfortantes.
Aujourd’hui pourtant elles quittent ces communautés. L’une des raisons en est la position prépondérante des pasteurs : les églises ne sont pas connues par leurs noms pourtant bien typés (« La manne cachée » ; « Le combat spirituel » ; « Béthel », etc) mais par le nom du pasteur. Celui-ci exerce une forte influence sur les fidèles par des prédications et des prières longues, « charismatiques », et émotionnelles. Il est de plus en général auto-proclamé et souvent quasi-déifié. Par ailleurs, ces communautés dérapent parfois vers le commercial : l’église devient « le business du pasteur et de son entourage ».
L’indiscrétion des membres dirigeants et l’humiliation de certains fidèles lors de témoignages ont achevé de convaincre les personnes rencontrées de fuir ces assemblées, pour retrouver des environnements plus respectueux dans les « maisons-mères » (l’Eglise catholique ou les Eglises protestantes historiques).
Des témoignages préoccupants. Saurons-nous interpeller ces « Frères en Christ » remuants pour un dialogue constructif ?
Léon lokia
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