Le saviez-vous ? La vie est un long marathon…
Murat, 13 ans est en 7ème année, son intelligence ne fait pas défaut, mais devant les pressions du maître, dont il ne se sent pas aimé, celles des parents , qui veulent qu’il réussisse et ait une bonne place dans la vie, sans oublier les premières amourettes qui viennent chatouiller et déstabiliser l’adolescent qu’il est potentiellement ; il lui devient difficile de tenir la route, seul.
St Paul nous le donne comme un mot d’ordre dans sa lettre aux Ephésiens (4, 2) :
« en toute humilité et douceur, avec patience, supportez-vous les uns les autres avec charité ».
Pour Murat, cela se traduit par une aide aux devoirs qui est plus un soutien moral, un moment de partage, un lieu où il peut dire ce qu’il ne peut pas toujours évoquer avec ses très proches et se dire avec tous ses doutes, ses questionnements…par rapport à cette vie qui fourmille en lui.
Luce, elle, a 20ans, étudiante au Centre d’Enseignement Professionnel de Vevey, elle se débat avec ses factures, les fins de mois difficiles à boucler, les pannes de pyjama qui la font arriver en retard au travail, la médication sensée stabiliser sa maladie chronique , le copain sans emploi… il y a de quoi y perdre son latin !
D’autant plus quand on vit seul et que , coûte que coûte,il faut affronter la vie et toutes ses exigences qui n’attendent pas.
Il est des moments où il est bon de pouvoir déposer tout cela sur la table avec quelqu’un qui ne va porter aucun jugement et va pouvoir essayer de démêler l’écheveau, juste parce-qu’il a un regard extérieur et compatissant, celui de mère, d’aumônière, d’être humain, tout simplement, qui essaie d’être le prochain de celui ou celle qui est mis sur sa route, se contentant d’être là sans réserve.
Eh oui, dans cette partie de marathon qu’est la vie, il nous en faut des supporters, en tout temps , en tout lieu, ceux que le Seigneur met sur notre route et qu’il nous faut aussi reconnaître et accepter si l’on veut garder le souffle.
Tout comme le Seigneur le disait à Elie par l’intermédiaire de son ange : « Lève-toi, mange, sinon le chemin sera trop long pour toi. »1Rois 19,7
L’autre peut être pour nous pain de vie, si nous acceptons de le reconnaître comme notre ange ou notre Seigneur !
V.B
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