D’habitude, des lettres d’amis ou de proches intercédant pour le condamné, accompagnaient la demande de grâce. Un jour pourtant lui fut transmise une demande qui n’était accompagnée d’aucune lettre d’ami. Interrogé, l’officier qui s’occcupait des demandes expliqua à Lincoln que ce soldat n’avait aucun ami et que sa famille entière avait été tuée au cours de la guerre. Toute la nuit le Président rechercha la décision à prendre. Il hésitait à gracier le déserteur, craignant les conséquences de sa mansuétude, mais trouvait difficile d’étouffer la compassion qu’il éprouvait envers un homme si seul au monde.
Au matin, quand l’officier revint pour lui demander sa décision, Lincoln lui dit que l’intercession d’un ami l’avait aidé à prendre sa décision. L’officier fit remarquer qu’aucune lettre d’ami n’accompagnait la demande de grâce du soldat, à quoi Lincoln répondit simplement : "Je serai son ami." Puis il signa la demande de grâce.
Et dans la foi ?
De même Esaïe a dit : "Quand Il vit que personne n’intercédait… Il intervint Lui-même pour sauver…" (d’après Esaïe 59.16) Comme Dieu ne pouvait trouver personne capable d’intercéder, Il se fit Lui-même homme en la personne de Jésus, afin que nous, "enfants des hommes", puissions devenir "enfants de Dieu".
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