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Galilée et le Vatican

lundi 4 mai 2009

Science et foi, foi et science : les relations entre ces deux domaines n’ont pas toujours été faciles ! Actuellement, l’heure est plutôt à la redécouverte de l’un et de l’autre autour d’événements culturels, notamment.

En cette Année de l’Astronomie, le Saint Siège manifeste en effet un regain d’intérêt pour Galilée, organisant des concerts, des célébrations liturgiques et des congrès.

Le procès de Galilée… toujours ouvert !

Le 31 octobre 1992, Jean Paul II avait reconnu publiquement les erreurs commises par le tribunal ecclésiastique qui avait jugé le savant de Pise. Le cardinal Poupard avait été chargé de coordonner les recherches sur cette affaire, passée à l’histoire comme l’un des plus grands conflits entre la science et la foi.

Selon le sous-secrétaire du Conseil pontifical de la culture, Mgr Melchor Sanchez de Toca, l’action de Jean Paul II a été déterminante. « En réalité le cas Galilée n’a jamais été abandonné, il est toujours resté ouvert… Jean Paul II a voulu inviter l’Eglise à faire la lumière sur ce cas et surtout il a voulu inviter la communauté scientifique et l’Eglise à lever les obstacles du passé”.

Mgr Sanchez de Toca est co-auteur d’une étude visant à percer les secrets de cette affaire qui avait fait de Galilée le symbole de la contradiction entre la science et la foi.
Le cardinal Poupard explique les secrets de l’affaire : “Le Pape Jean Paul II voulait démontrer à l’opinion publique que l’image négative qu’elle s’était faite de l’Eglise était fausse car pour beaucoup de non croyants l’Eglise serait l’ennemie de la science… ». “Au fur et à mesure que j’allais de l’avant dans mes recherches…-j’étais chargé de l’aspect culturel…- j’ai compris que tout cela était le fruit d’une instrumentalisation, à partir de l’illuminisme surtout, devenant une arme de guerre contre l’Eglise… »

Reconnaître ses torts pour ouvrir un avenir de dialogue

“Comme m’avait dit Jean Paul II, il est très important de reconnaître dans cette triste affaire tous les torts d’où qu’ils viennent et c’est ce qui a été fait… ».
Mgr Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture et auteur de la préface de cet ouvrage, explique : “Le principe fondamental est de parvenir, comme disait Jean Paul II, à purifier le passé, purifier la mémoire, en effaçant les erreurs de la communauté ecclésiale et, sur une base purifiée, pouvoir construire ainsi un avenir de dialogue qui est à mes yeux fondamental car les défis à relever sont nombreux et on y fait face trop souvent par la polémique et non par un vrai dialogue… ».

“Par ailleurs, il faut aussi reconnaître que Galilée peut dorénavant devenir un appel pressant à un dialogue fécond entre la science et la foi, lui qui en a été victime… ». En cette année de l’Astronomie, Benoît XVI a parlé de Galilée à plusieurs reprises : à l’Angélus du 21 décembre dernier, date du solstice d’hiver, et le 6 janvier dernier, fête de l’Epiphanie, lorsqu’il a évoqué l’Etoile des Rois Mages.

Source : H2O

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