Nasr Eddin 17

Nasr Eddin Hodja ou  quand « idiotie » rime avec le jeu, la dérision, ou la vérité qui se cache derrière l’absurde. Aujourd’hui : les paroles d’un âne.

 

Un voisin se rendit chez Nasr Eddin.

-Pourrais-tu me prêter ton âne ?

-Je regrette, on me l’a déjà emprunté.

Le voisin s’apprêtait à s’en aller, quand le baudet se mit à braire dans l’écurie.

-Si ton âne n’est pas là, qui pousse ces braiements ?

-Un homme qui croit aux paroles d’un âne plutôt qu’aux miennes, rétorqua Nasr Eddin, ne mérite pas qu’on lui rende service.

 

Source : Livre « Contes des sages et facétieux Djeha et Nasreddine Hodja », paru aux éditions du Seuil en 2009, par Jean Muzi.