Monseigneur, pourquoi une année des vocations sacerdotales en 2005 ?
Tout simplement parce que nous avons besoin de prêtres ! Aujourd’hui, les prêtres moins nombreux sont souvent surchargés. Pourtant, c’est si beau d’être prêtre, d’offrir sa vie à Dieu, en réponse à son appel, et de se donner généreusement pour l’Eglise et en Eglise. Alors, oui, il faut une année des vocations sacerdotales, un temps pour (re)découvrir la beauté et la grandeur du sacerdoce, relié à toutes les autres vocations.
Qu’attendez-vous de cette année ?
Que nous acceptions ce temps comme un cadeau, celui de témoigner auprès de tous de la beauté de la vocation sacerdotale. N’ayons pas peur d’interpeller : « Ça vaut la peine ! », « Vas-y, lance-toi ! » ou encore le mot de Jean-Paul II aux jeunes à Berne, en juin 2004 : « Ecoute la voix du Seigneur. »
Demain, il y aura moins de prêtres en Suisse ; comment vivez-vous cela ?
Je le vis mal, car je continue de croire que le prêtre est un envoyé, un témoin, qui va vers les gens pour faire route avec eux et les convier à vivre l’eucharistie et la réconciliation. Or, on risque d’en faire toujours davantage un « distributeur » de sacrements, qui a de moins en moins prise avec la réalité quotidienne. Ne perdons pas l’espérance. Mes rendez-vous nombreux avec les jeunes me disent que plusieurs d’entre eux se demandent s’il n’y a pas un appel de Dieu à devenir prêtre. Oui, Dieu appelle toujours, aujourd’hui comme hier !
Pour en savoir plus : www.vocations.ch
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