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T’es qui ?

Amélie Défago, 25 ans, de Val-d’Illiez (VS), éducatrice en crèche UAPE – nurserie.

 

Tu t’engages où ?

Au Conseil de communauté de la paroisse de Troistorrents (VS) et je m’occupe aussi du magazine paroissial des paroisses du secteur.

 

Amélie, pour toi, l’Eglise de demain sera… ?

L’Eglise de demain sera difficile quand on voit tout ce qui se passe dans le monde. Mais n’ayons pas peur, continuons à garder espoir et à oser évangéliser autour de nous !

 

L’image qu’on a des Conseils de communauté est rarement associée à une personne de ton âge. Comment y trouves-tu ta place ?

Mon curé Gérald m’y a invitée une fois parce que je m’occupais du journal paroissial, et du coup, lorsque je suis arrivée, il a dit : « Eh bien, puisqu’elle est là, maintenant on la garde ! » J’ai été bien accueillie par le conseil, ils étaient tout contents d’avoir quelqu’un de jeune. J’y ai donc bien trouvé ma place. Quand on n’y est pas, on dit : « Au Conseil de communauté, ils devraient faire ceci ou cela, ils ne font pas attention à ceci ou cela, etc. »… et puis quand on y siège, on s’aperçoit que tout n’est pas si simple, que le travail à accomplir en paroisse – notamment par le curé – est beaucoup plus vaste que ce que l’on croit. Heureusement que les conseils sont là pour décharger nos curés !

 

Et le magazine paroissial ?

Je m’en occupe, au sein de l’équipe en place, depuis deux ans. Je suis la plus jeune de l’équipe, ce qui n’a pas facilité les choses au début, mais les autres membres m’ont poussée à m’affirmer, à aller de l’avant, à trouver ma place.

 

Si on te donnait carte blanche pour tout changer dans ce magazine, que changerais-tu ?

Déjà j’aimerais qu’on donne davantage de place aux personnes qui sont dans l’ombre. Qu’on aille vers ces personnes, qu’on les mette en avant. J’aimerais aussi voir davantage de jeunes s’y investir.

 

Tu étais cet été en Pologne pour tes premières JMJ. Qu’en ramènes-tu ?

Beaucoup de joie, le souvenir inoubliable de ces trois millions de jeunes rassemblés grâce à Dieu, grâce à Jésus, grâce à Jean- Paul II. On était des millions, tous bien ensemble, à échanger, à rire ensemble, à se prendre dans les bras. La mort du Père Hamel en France nous a beaucoup touchés alors que nous, on était de tous les pays à bien nous entendre. On a eu la chance de loger avec une amie chez un couple merveilleux, leur hospitalité nous a touchées !

 

Comment faire pour revenir en paroisse et vivre cette même joie chez nous ?

J’ai la chance d’avoir un papa diacre (N. B. : l’ordination de Stéphane Défago est prévue le 28 mai 2017) et donc j’ai pu partager avec lui. Mais il  faudrait essayer de partager avec les autres… pas toujours évident quand on ne se sent pas écoutée, y compris en famille. Avec mes copains, copines, c’est plus facile. Je n’ai pas honte de ma foi, je la partage volontiers sur les réseaux sociaux, je réponds volontiers en expliquant ce que Jésus m’apporte tous les jours… sans Lui je ne sais pas ce que je ferais !

 

 

Vincent Lafargue, paru dans Paroisses Vivantes

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