Lycia Metrailler

T’es qui ?

Lycia, 33 ans, mariée à Jérémy, heureuse maman d’une petite Mya, employée de commerce, habitant Evolène (VS).

 

Tu t’engages où ?

Dans la décoration florale de ma paroisse, parmi les lecteurs à la messe, le dimanche, ainsi que dans le conseil de secteur regroupant les sept paroisses de ma vallée.

 

Lycia, l’Eglise de demain sera… ?

Multicolore ! Et pourquoi pas dans mon jardin (rire) ! Elle sera  ouverte à tous, en tout cas. C’est assez rare de trouver une personne de ton âge parmi les fleuristes paroissiales. Qu’est-ce qui t’a amenée à cet engagement ? Mon amitié avec l’autre jeune  femme qui m’a proposé de partager cette tâche avec elle. Faire cela à deux apporte un complément intéressant, d’autant que nous avons toutes les deux des idées fondamentalement différentes. Du  coup on se complète bien. J’ai aussi accepté cela comme une étape de mon chemin de foi qui me rapproche de l’Eglise depuis quelques années, c’est un travail concret en Eglise.

 

Comment organisez-vous vos compositions ?

Comme ça nous chante, d’abord et avant tout. En pensant aussi toujours au petit oeil qui viendrait dire ensuite « je n’aurais pas fait comme ça… ». Nous respectons bien  évidemment les couleurs  liturgiques et le sens de ce qui est célébré, suivant les fêtes.

 

On m’a dit que tu plaçais parfois des symboles cachés dans tes oeuvres. Un exemple parmi tes dernières créations ?

Pour la Fête-Dieu, j’ai placé autour de la composition quatre bougies allongées encadrant le tout. Cela venait représenter les quatre porteurs du dais de la Fête-Dieu, clin d’oeil d’autant plus piquant qu’Evolène, pourtant village traditionnel, n’avait cette année ni dais, ni fanfare, ni chorale pour sa procession de la Fête-Dieu.

 

Tu t’engages aussi dans le conseil de secteur des sept paroisses de ta vallée. Qu’est-ce qui te motive dans cette équipe ?

Dans nos contrées, chacun est un peu dans sa paroisse, dans son clocher. Mais demain il faudra se donner la main. Plus les années passeront, plus les paroisses s’agrandiront. Or l’Eglise de demain, c’est celle de ma fille, donc pourquoi ne pas y participer aujourd’hui  ?

 

Un rêve pour le monde de demain ?

J’aimerais qu’on puisse tous y vivre sa foi comme on l’entend, sans jugement.

 

 

Vincent Lafargue, paru dans Paroisses Vivantes

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