Jeunes_engages_janv2016

T’es qui ?

Naomi Kauffmann, 19 ans, de la Croix-sur-Lutry (VD), étudiante.

 

Tu t’engages où ?

Je m’engage parmi les JACKs de l’Eglise réformée vaudoise (JACK = Jeunes Accompagnants de
Catéchisme et de Camp), et j’ai creusé la question des rites funéraires pour mon travail de matu.

 

Naomi, l’Eglise de demain sera…?

… wow… (elle réfléchit, puis:) dynamique !

 

Ton travail de matu portait sur « les rites funéraires et la conception de l’au-delà dans les religions monothéistes ». Comment en vient-on à s’intéresser à pareil thème à ton âge ?

Au départ, je m’étais intéressée aux rites de passage. Grâce à un camp que j’ai animé comme
JACK sur le thème «naissance, vie, mort et résurrection», le sujet s’est affiné et a pris sa forme
actuelle. Comment les gens réagissent face à la mort, apprennent à vivre avec, voilà des directions
de recherche qui m’intéressaient.

 

Qu’as-tu découvert comme points communs sur ce sujet entre les religions monothéistes ?

Déjà l’idée d’un au-delà est très présente. Les représentations de cet au-delà aussi, un «paradis
» notamment. Le respect du corps, aussi, est commun aux religions monothéistes.

 

As-tu eu des surprises au cours de ta recherche ?

Oui. J’ai appris l’existence de toute une série de petits rituels très minutieux qui doivent être accomplis
pour que le deuil se passe bien. J’ai été impressionnée par l’influence que les rituels ont sur les
vivants et sur l’accélération de leur processus de deuil.

 

Parle-nous de ce camp «Naissance, vie, mort et résurrection».

Il s’agit d’un camp d’une semaine que l’Eglise vaudoise organise chaque automne à Vaumarcus (NE) pour ses catéchumènes. En tant que JACK j’ai accompagné ce camp deux fois. J’y ai appris à être attentive aux ados, ce d’autant plus que ces sujets font ressortir beaucoup de choses, remonter toute une série d’émotions en
eux qu’il faut savoir recevoir et écouter. Ce camp m’a beaucoup appris sur la façon de vivre et m’a donné
envie de parler de la mort – sujet parfois tabou. J’aime encourager les jeunes à le faire. C’est un sujet
qui touche tout le monde.

 

Vincent Lafargue, paru dans Paroisses Vivantes

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