Il faudra prendre un autre rythme, relever de nouveaux défis, apprendre à connaître d’autre personnes, trouver des moyens pour garder contact avec ceux qui continuent par une autre route.
Pour ne pas se perdre soi-même dans la tourmente, et garder l’essentiel en vue pendant les choix, il est important de savoir estimer ses forces mais aussi ses limites. Pourtant cette réflexion seule ne suffit pas toujours, une bonne dose de confiance est nécessaire, ne serait-ce que pour avoir le courage de se mettre en route.
En ce temps de défis, Pentecôte peut nous soutenir. Les Douze étaient sur le point de s’attaquer à quelque chose d’énorme : la création de la communauté chrétienne. Il s’agissait là d’un projet qui aurait découragé même les plus ambitieux. Mais voilà qu’apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il s’en posa sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis d’Esprit Saint. (Ac 2, 3-4a) Cet événement leur donna la force et les moyens d’entreprendre leur projet.
Ce soutien nous est aussi proposé. Il nous est toujours possible d’appeler le Père quand nous nous perdons. Dans les obscurités de la vie, on peut faire appel à ce Feu qui réconforte par sa chaleur et qui nous guide par sa lumière. Il ne s’agit pas d’un tour de passe-passe qui ferait apparaître la force d’aller de l’avant comme par magie. Cette force, elle est à puiser dans la relation avec Lui, dans la prière du fils au Père. Demandez, on vous donnera. (Mt 7,7a) Dans ce mois de juin, quand la force nous manque et que l’on a « trop », poser nos soucis devant le Père et chercher à entrer en relation avec lui par la prière peut être un soutien d’une efficacité parfois insoupçonnée.
Raphaël Bernasconi
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