Depuis quelques heures les mots :
Conservateur
Dominus Iesus
Trop âgé
Choc et déception
Pape de transition
« panzercardinal »
sont dans tous les médias et certaines lèvres. Benoît XVI serait-il le bon choix ? Cette description cache en bonne partie un homme simple, doux, intelligent et spirituel. De plus, il est étonnant de remarquer le similitude avec Jean XXIII. Elu pour être un pape de transition tout en conservant la foi, on l’appellera le « pape Jean » et il suscitera Vatican II. Découvrons en 3 flashs la face caché de Benoît XVI.
Premier flash : L’humble « curé » du Borgo Pio
Le pape Benoît XVI derrière un visage que certains qualifient d’austère se révèle en réalité un homme simple, doux, attentif à l’autre est prêt à la discussion. Eclairage :
Des témoins rencontrés aujourd’hui par l’agence Zenit place Saint-Pierre raconté le fait que le cardinal Ratzinger (l’actuel Benoît XVI) se rendait souvent au Borgo Pio - petite rue célèbre proche du Vatican, à deux pas de chez lui, sans escorte, sans garde du corps, sans jeune « monsignor » pour porter sa serviette, comme un simple « curé », le béret basque noir enfoncé sur la tête.
Il se laissait aborder par qui s’approchait, comme cette passante âgée, heureuse d’échanger deux mots avec « Son Eminence », et avec laquelle il soutenait une conversation affable de plusieurs minutes.
Il s’arrêtait volontiers à bavarder avec le doyen de la salle de presse du Saint-Siège, Archangelo Paglialunga, répondant tranquillement à quelque demande que ce soit.
« On pouvait se promener et l’accompagner jusqu’à chez lui », confiait Giuseppe de Carli, vaticaniste de la Rai qui l’a interviewé.
Lors des visites ad limina des évêques de France, en 2004, les évêques ont souligné combien ils avaient apprécié leur visite à la congrégation pour la Doctrine de la Foi pour la façon dont on avait sollicité « leur point de vue », « écouté » leurs réactions, avant de déboucher sur des réflexions « éclairantes ».
Un autre témoin cite « l’agréable surprise, lorsque le cardinal Ratzinger, qui préside la congrégation pour la doctrine de la foi, déclare, face à nos questions pertinentes qu’il n’est pas un oracle et qu’il compte sur les suggestions des conférences épiscopales pour prendre ses décisions ».
Sa douceur ne fait aucun doute. A n’en pas doutez, Benoît est méconnu en tant qu’homme. Alors découvrons-le !
Deuxième flash : N’ayons pas peur
Benoît XVI, conservateur ? Non ! Orthodoxe ? oui ! Il est certain, il ne reviendra pas sur l’ordination sacerdotale des femmes, sur l’avortement… D’ailleurs, il ne reviendra pas non plus sur la primauté de la paix, de l’amour du Christ ou encore sur l’importance de l’évangile. Un pape n’est pas là pour réécrire l’Ecriture chaque matin selon le résultat des sondages d’opinion. Il est là pour donner des impulsions évangéliques.
N’oublions pas, Benoît XVI n’a pas été élu par l’Opus Dei, la gauche, la droite ou les martiens. Il a été choisi par des cardinaux de tout horizon et par l’Esprit Saint ! Alors, je vais dire une bêtise : pourquoi ne pas faire confiance à l’Esprit de Dieu !
N’ayons pas peur puisque Dieu guide l’Eglise ! Vous êtes déconcerté ? Normal, avec le Christ nous le sommes toujours ! Vous êtes heureux ! Normal, la foi chrétienne est un chemin vers le bonheur !
Laissons nous surprendre par l’Esprit Saint ! Les deux derniers fois qu’il nous a fait ce coup, l’Eglise a été transformée. C’était Jean XXIII et Jean-Paul II !
Troisième Flash : il ne voulait pas
Non, certainement, il ne voulait pas. Pourtant il était là sur la loggia, souriant aux applaudissements intenses de la place Saint-Pierrre. Jusqu’à quelques semaines avant le conclave, ouvert le surlendemain de son 78e anniversaire, le cardinal Joseph Ratzinger pouvait espérer qu’enfin l’heure de la retraite allait sonner. Cela faisait des années qu’il l’avait demandé à Jean-Paul II : les mandats dans les dicastères romains sont de cinq ans, et le pape l’avait renouvelé quatre fois à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Signe d’une confiance absolue envers le théologien bavarois, qui rassurait l’évêque de Rome quant à la bonne garde du dogme. Mais cette intelligence exceptionnelle avait hâte de pouvoir se retirer dans quelque couvent pour, à nouveau, se plonger dans les livres, en lire et en écrire sans que le magistère de l’Église soit en jeu. C’est raté : la fidélité, jusqu’au bout, l’aura emporté.
Alors, prions pour lui et l’Eglise…
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