Le pape, qui semblait dans cette intervention à l’université de Ratisbonne établir un lien entre islam et violence, a répété à plusieurs reprises qu’il avait été mal compris. C’est également ce que pense le jury du séminaire de rhétorique de l’université de Tübingen qui décerne depuis 1998, chaque mois de décembre, le prix du "discours de l’année".
"Le sujet de ce discours, délibérément mal compris, est la relation entre la raison et la foi dans le monde chrétien et l’affirmation de la conviction chrétienne qu’agir raisonnablement correspond à la nature de Dieu", explique le jury qui salue la maîtrise avec laquelle l’intervention du pape a été rédigée.
"Le pape (…) a transmis sa pensée avec courage et détermination, sans cette tendance à chercher à apaiser ou à s’adapter qui passe souvent pour le dialogue", ajoute-t-il.
Le jury estime que la fureur provoquée dans le monde musulman par une phrase d’un empereur byzantin du XIVe siècle, citée par le pape, montre combien ces mots "sont encore d’actualité plus de 500 ans plus tard".
Lors de sa conférence à Ratisbonne, où il a enseigné la théologie de 1969 à 1977, Benoît XVI avait fait référence à l’empereur Manuel II Paléologue qui accusait Mahomet d’avoir semé le Mal et l’inhumanité en prônant la diffusion de ses préceptes par le glaive.
Source : ats
Version imprimable