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Le feu de la Pentecôte

mardi 2 juin 2009

Pentecôte : l’essentiel n’est pas dans les langues de feu ni dans la traduction spontanée gratuite. L’essentiel est dans la parole de Pierre.

Ce jour-là, les apôtres et les femmes étaient réunis pour célébrer une fête juive ancienne : la remise de la Loi par Dieu à Moise.
Soudain un souffle violent pénétra dans la pièce, accompagné de langues de feu. Survint ensuite le plus important : la prêche du pêcheur galiléen à la foule hétéroclite montée à Jérusalem pour la fête.
Evidement, Pierre parlait en araméen, avec un fort accent rural. Mais tous les auditeurs le comprenaient.

L’important n’était pourtant ni dans la propagation du feu mystérieux survenu dans la pièce, ni dans ce miracle du polyglottisme. L’important se trouvait dans le prêche de Pierre.

Il annonçait des choses simples et émouvantes : l’amour de Dieu pour les hommes, rendu concret par la mort et la résurrection de Jésus : un amour réel.

Le message était à l’instant même compréhensible. Dans sa simplicité, le chef des Apôtres avait retenu l’essentiel. L’affinement des concepts et l’approfondissent les dogmes depuis, n’ajouteront rien à ce que Pierre a dit ce jour-là : “Dieu a fait Christ et Seigneur ce Jésus que vous avez crucifié…”

Les paroles prononcées par Pierre depuis les premiers jours du christianisme s’adresse à nous aussi aujourd’hui. L’annonce chrétienne, est un message simple et nous pouvons tous saisir l’importance. Dieu a pris par Jésus la maîtrise de la vie humaine et de la mort. Dès lors, rien n’est plus comme avant.
Ce qui était perçu dans l’espérance de la Bible appartient aujourd’hui à l’histoire de l’humanité.

Cette parole de Pierre a été adressée à des Juifs et à des “craignant-Dieu” c’est-à-dire des sympathisants venu à Jérusalem. Chacun l’entendit dans sa langue propre, traduction simultanée assurée gratos par l’Esprit.
Il ne s’agit pas seulement d’un simple événement historique. L’événement est actuel, et urgent. Dans notre monde agité par les saut de brutalité, il faudrait que chacun puisse entendre ce que Pierre prêcha jadis à Jérusalem : Dieu a arrêté les souffrances de l’enfer. Le retour des vieux démons n’est plus inévitable. La souffrance et la mort ont des limites. Par delà le fric, le sexe, la drogue et le brouhaha des médias, il faut encore, dans toutes les langues, faire entendre le message essentiel et positif de la civilisation de l’amour. Abbé Jean-Jacques AGBO

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