Elle a reçu le prix Prince des Asturies de la concorde 2008
Après être restée entre les mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) pendant plus de six ans, Ingrid Betancourt a été libérée par l’armée colombienne le 2 juillet dernier lors d’une opération au cours de laquelle ont été libérés aussi trois Américains et onze militaires colombiens.
Le porte-parole du Vatican rappelle qu’après l’audience accordée par Benoît XVI à Ingrid Betancourt le 1er septembre, l’ancienne candidate à la présidence de la République de Colombie a adressé un vigoureux appel aux chefs de la guérilla afin qu’ils ouvrent leur cœur à l’amour et au pardon, abandonnant les enlèvements et les armes.
« Son témoignage, fort d’accents explicitement spirituels et chrétiens, risquera peut-être de ne pas être pris trop au sérieux par une mentalité laïciste ; mais au cours d’une captivité aussi longue, les perspectives sur ce qui est véritablement important dans la vie changent ; et Ingrid Betancourt n’est pas la seule à en témoigner, d’autres personnes séquestrées l’ont dit aussi », a expliqué le père Lombardi dans l’éditorial de la dernière édition de Octava Dies, hebdomadaire du Centre de télévision du Vatican, dont il est le directeur.
Et d’ajouter : « Les idéologies se brouillent et ce qui se trouve au fond du cœur remonte au premier plan : ce que l’on croit et qui permet les relations avec les autres sur la base du respect, de la fraternité et de la paix ».
« Sans foi, on n’a pas d’espérance, et sans espérance on n’a pas la force de continuer à lutter » pour un monde réconcilié, a-t-il dit en citant Ingrid Betancourt.
Le père Lombardi souhaite qu’elle « puisse continuer à annoncer ce message de paix. Ce sera la contribution la plus précieuse que cette femme fragile, réapparut miraculeusement du fin fond de la jungle, pourra donner à notre monde malade de haine ».
Née à Bogota (Colombie) en 1961, Ingrid Betancourt a d’abord été députée et puis sénatrice, jusqu’à ce qu’elle se démette de cette charge pour se présenter aux élections présidentielles colombiennes en 2002, année ou elle a été enlevée.
L’autre candidat en liste pour recevoir le prix Prince des Asturies de la concorde était le père Enrique Figerado, s.j., nommé par Jean-Paul II préfet de Battambang (Cambodge). Sa candidature visait à reconnaître son combat contre les mines antipersonnel.
Source : Zénit
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