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La vue : elle permet de nous situer, de faire entrer en nos cœurs, dans nos souvenirs des messages essentiels de la liturgie, dans une pédagogie de répétition ce sens permet de nous situer et de fixer le décor  : autel, présidence, ambon et assemblée. Elle permet aussi de lire la Parole de Dieu, et d’entrer donc en « contact » avec la Parole de Dieu. Elle permet enfin de « voir » les autres qui nous entourent et par grâce de les voir vraiment comme des frères et des sœurs.

 

L’ouïe : c’est un sens très sollicité dans les liturgie. C’est la  demande première que fait Dieu dans la Bible un appel à écouter : « Écoute Israël« , Deutéronome 6,4 …Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui Apocalypse 3, 20. Il s’agit d’entendre et d’être entendu… il s’agit aussi de faire entendre. En effet, les lectures qui sont faites par des lecteurs ne sont pas les messages de ceux qui les mettent en œuvre… il y a une mission un ministère pour qu’un véritable service de toute l’assemblée s’exerce ici. Proclamer la Parole s’apprend.

 

Le toucher : l’usage de ce sens est assez sobre. Pourtant il est essentiel pour mettre en valeur le corps si important dans la théologie chrétienne. Dans les mains, les enfants pour le baptêmes sont portés, on fait les onctions d’huiles aux malades et aux catéchumènes, on marque du saint Chrême les fronts, des confirmands et des baptisés, les mains des prêtres et la tête des évêques. On en applique aussi sur les cloches, les autels ou 12 points des églises.  Dans les mains on porte aussi les offrandes du pain et du vin au moment de la présentation des dons pendant la messe. Enfin dans le geste du baiser de paix, signe des chrétien, le sens du toucher est également sollicité. De même que lors de la vénération de l’autel ou de l’Evangéliaire par le ministère ordonné.

 

Le goût : Ce sens est très peu en éveil dans la liturgie, hormis lorsque l’on communie au précieux Sang et au corps du Christ. La qualité d’une hostie fera qu’on l’oublie, comme le choix du vin ; pour ne se concentrer que sur ce que nous venons de recevoir, le Corps et le Sang du Christ…. Ce sens est portant associé à la vie spirituelle du croyant. Il est associé dans son sens symbolique et les expressions ne sont pas rares où l’on parle de goût de la Parole, de goût de la prière, de goût de la vie spirituelle…

 

L’odorat : en fonction grâce à la bonne odeur de l’encens et du parfum des huiles saintes. Anthropologiquement par le sens de l’odorat on perçoit comme réel ce qui demeure pourtant invisible. Une bonne odeur laisse également une empreinte, ainsi est il remarquable de passer une ou deux heures après une célébration dans une Église et pouvoir simplement par l’odeur respiré se dire : ici le Seigneur a été loué, des hommes et des femmes ont prié. Cela peut être un véritable soutien pour la vie spirituelle.

 

 

 


Le corps un élément essentiel

Certains se méfient du corps dans la prière, un corps qu’il faudrait dompter ou maîtriser et peut être malmener… Le corps est un don de Dieu qui est a respecter et qui peut devenir un véritable support de la louange. Une route, un accès un chemin vers Dieu. La manière dont sont sollicités les cinq sens en liturgie nous le signifie magnifiquement.

 

Respectons le corps et prions de tout notre corps.

 

 

P. Sébastien Antoni, assommptionniste

 

Source : Croire.com

 

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