les nouveaux méchants

Que serait une bonne histoire, s’il n’y avait pas un méchant prêt à tout pour circonscrire les projets du héros principal ? Nous avons tous été bercés dans notre enfance par des figures qui semblaient en leur temps indépassables comme Gargamel, Rastapopoulos, Jafar, Olrik, le Joker, Sauron, etc…Même s’il y a évidemment des variations, les personnages précités restent passablement monochromes (noir/blanc).

 

Or dans notre monde, qui paraît si complexe, il est frappant de constater que les séries américaines (qui dictent toujours, il faut bien le reconnaître, le « la » de la pop culture d’aujourd’hui) se sont à présent attelées à des récits plus complexes, faites de nuances de gris. C’est là le propos de l’auteur, François Jost, qui vient de publier un livre captivant « Les nouveaux méchants : quand les séries américaines font bouger les lignes du Bien et du Mal », et qui s’attache en fait à trois séries américaines, toutes achevées à présent:

 

Deadwood, Dexter et Breaking Bad (avec des incursions du côté de Homeland et House of Cards). Faut-il pour autant avoir vu ces trois séries pour apprécier le livre de François Jost ? Pas vraiment, puisque l’auteur – qui est un spécialiste de l’image et de sémiologie audiovisuelle à la Sorbonne – parvient à très bien synthétiser son propos. Il nous donne ainsi des éléments qui peuvent servir pour « lire » d’autres séries de la même ampleur.

 

Ce livre est à votre disposition au CIDOC !

 

En guise de bonus: nous avons aussi deux livres intéressants intitulés « Philosophie en série » qui abordent encore d’autres séries que celles mentionnées ci-dessus et qui mettent en évidence les valeurs qui y sont véhiculées (si vous êtes curieux, voici les fiches de description du tome 1 et du tome 2). Bon visionnement!

 

 

Robin Masur, Chef de service

 

 

Source : Cidoc.ch