Après 11 jours de jeûne, la grève de la faim engagée par Mgr Luis Cappio pour s’est conclue par une embrassade avec le ministre de la Coordination politique Jaques Wagner, dans une chapelle blanche près de la ville de Cabrobo, dans l’état de Pernambuco.
Un tel projet aurait soustrait de l’eau au Rio Sao Francisco, dont dépend la vie de près de 15 millions de personnes dans 5 états du nord-est brésilien, y compris des indiens Trukà.
Fils d’émigrés arrivés au Brésil dans les années 30, en provenance du nord de l’Italie (Biella), Mgr Cappio, 59 ans, en se disant décidé à poursuivre sa grève de la faim jusqu’à la mort, a réussi à retenir l’attention du monde à l’égard du grand fleuve - appelé Oparà jusqu’en 1501, lorsque sont arrivés les colonisateurs portugais - qui naît dans les montagnes Canastra, dans l’état du Minais Gerais et, après un parcours de 2.700 kilomètres, traversant en grande partie des terres semi-arides, débouche sur l’Atlantique.
À Cabrobo, l’évêque a rencontré hier Wagner - qui lui a remis une lettre du président Luiz Inacio Lula da Silva - ainsi que le nonce apostolique Lorenzo Baldisseri, qui lui a remis un message du Pape. Le contenu des deux documents n’a pas été diffusé, mais on a appris que monseigneur Cappio - autour duquel s’est formé une manifestation croissante de solidarité - devrait participer à des rencontres avec des représentants du gouvernement de Brasilia pour discuter du futur du fleuve, d’une part indispensable pour les plus “pauvres”, chers à l’évêque, et de l’autre pour combattre la sécheresse endémique du nord-est du Brésil.
Source : agence Misna via Pierre-Yves Stucki
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