Seigneur, tu nous as donné à garder
Ce temps béni où te retrouver
Cette oasis au milieu de nos jours
Cet instant de sérénité
Où la mémoire nous restitue notre humanité : le 7ème jour, le jour du sabbat.
Seigneur, prend pitié de nous
Qui avons tant de mal
A ne pas abandonner
Ce temps de la dignité
Regarde comme nous bataillon
Pour maintenir notre jour de congé
Pour affirmer que nos dimanches ne sont pas à vendre.
Seigneur, l’ennemi est rusé
Il se moque de nos rendez-vous ratés.
Il ricane de nous voir si peu rassemblés
Il méprise nos fatigues
Et nos besoins de fraterniser
Il sourit de nous voir désemparés.
Seigneur, nous avons besoin d’aide
Voilà les adorateurs de Mamon
Qui s’emparent du sabbat
Ils veulent l’animer, le redorer, l’exploiter à 100 %
Lui donner une place primordiale
Dans l’économie mondiale
Ils promettent la mort de notre avenir
Si nous persistons à le garder.
Seigneur, cela ne peut pas durer
Déjà le personnel de la restauration
Et les salariés sur appel n’ont plus de répit
Les jeunes cadres de l’informatique
Ne connaissent rien du rythme des jours
Et de la douceur des dimanches.
Vois Seigneur, près de chez nous,
Au pays de Vaud, de Gex et de Savoie
Le sabbat est enterré.
A Cointrin et Cornavin
Des familles toujours plus nombreuses
Se promène le dimanche dans les magasins,
Seigneur, ce matin nous sommes là, rassemblés
Pour ce jour que Tu nous as confié
Moment de choisir à nouveau Ta liberté.
De mettre de l’ordre dans nos idées
De te dire que nous ne laisserons pas tomber
Que nous saurons garder Ta priorité.
Françoise Bourquin Gallina
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