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Deux fêtes et deux « mémoires »

La Pâque juive célèbre un événement central dans l’histoire et la foi d’Israël : l’Exode, c’est-à-dire, la sortie d’Egypte où les Hébreux étaient esclaves de Pharaon. Fête centrale du rituel juif, la pâque commémore le passage de la captivité à la liberté et la délivrance donnée par Dieu.

 

Pour les juifs, la fête de Pâque ne rappelle pas seulement un souvenir, elle dit qu’aujourd’hui encore Dieu est le libérateur. « A chaque génération, chacun doit se considérer comme si lui-même était sorti d’Egypte, car il est écrit : Tu diras à ton fils : c’est à cause de ce que l’Eternel a fait pour moi, quand je sortis d’Egypte » dit la tradition rabbinique dans la Mishnah (Mishnah, Pesahim 10, 5)

 

 

Libération du mal et de la mort

Le repas pascal se prend en famille, au début du printemps, quand la nature « ressuscite » après le sommeil hivernal. Au cours de ce repas, on immole l’agneau dont le sang marque les portes des maisons des Israélites pour les protéger de la mort. La pâque juive unit un rituel pastoral (l’agneau) et un rituel agricole (le pain).

 

Les chrétiens ont reconnu dans la mort et la résurrection de Jésus l’accomplissement de ce que préfigurait la sortie d’Egypte : la libération du mal et de la mort, l’appel à la liberté et l’entrée dans la vie voulue et donnée par Dieu.

 

Source : Croire.com