Voici quelques jours que nous sommes de retour du Maroc, après un voyage de dix jours avec l’aumônerie du Gymnase d’Yverdon. Nous avons visité des régions fort différentes durant ces fêtes de Pâques : à trois heures d’avion, le dépaysement est total !
Ce monde pastoral m’a touché, surtout au Sahara : l’accueil des gens du désert, le thé, le sourire d’Abdallah notre cuisinier, les nuits à même le sol dans de sommaires cases en terre… Une plongée dans un autre monde, plus proche de celui de la bible que de notre monde supra sophistiqué.
Dans le désert une angoisse profonde m’a pris. Face à l’immensité, j’ai ressenti un ennui que je n’avais pas ressenti depuis bien longtemps. Je pensais à Jésus, à ses quarante jours dans le désert (quarante !) et à sa prédilection pour ce lieu propice à la relation à Dieu le Père.
J’ai pris conscience, dans la tourmente, que ma prière était toute simple, que j’avais besoin, comme un enfant, d’être rassuré dans tout mon être.
Oui, j’ai vécu la prière comme un aveu d’impuissance, comme le cri de l’angoissé en quête de paix. Mais une paix total, dans l’unité restaurée du cœur, de l’âme et du corps. Ressusciter, n’est ce pas s’unifier, devenir toujours plus « monos » ?
« Je ne sais pas, non, je ne sais pas si Jésus est fils de Dieu, j’ignore totalement le sens de ces mots. Ma certitude mentale est sans importance si les yeux, les gestes, les pas ne le confirment »
Jean Sulivan, Matinales
Pascal Devanthéry
Photo désert : Photoway
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