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« Pink or Blue »

mardi 5 juin 2007

A 6 semaines de grossesse, je connais le sexe de mon enfant, et je suis déçue. Que dois-je faire ?

C’est la question que les françaises ne se poseront pas, contrairement aux anglaises.

Un test de dépistage précoce du sexe du fœtus lors de la grossesse vient d’être commercialisé en Grande-Bretagne par DNA worldwide, une entreprise américaine. Les responsables de l’Agence de biomédecine ont fait savoir que cette pratique ne serait pas autorisée sur le territoire français… Sauf pour ceux qui ont internet, c’est-à-dire quasiment toute la population française.

Mode d’emploi : Déposez une goutte de sang maternel sur un buvard, envoyez le à l’entreprise et vous recevrez en une semaine les résultats. Comptez un peu moins de 300€ pour ce délai et 350€ si vous désirez connaître la réponse en quatre jours.

Beaucoup de biologistes restent sceptiques quand à la fiabilité des résultats (99% annoncés), mais ce n’est pas ce qui soulève le plus de problèmes.

« Ce test est très dangereux. Il pourrait mener à des avortements simplement parce que des bébés sont du « mauvais » sexe », commente Michaela Aston, association Life. D’autant qu’en Grande-Bretagne, le délai légal pour avorter est de 24 semaines.

La science « progresse », est-ce le cas de la morale, de l’éthique ? Permettez-moi d’en douter.

Bénédicte Esnault
www.inxl6.org

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