Parmi eux, Kanita, jeune femme de 23 ans, fait partie de ces personnes arrivées au dernier stade de la procédure de demande d’asile.
Celle-ci ayant été refusée et elle-même n’étant pas en mesure de se rendre à cette évidence, elle a sollicité la possibilité de vivre à EVAM,Vevey , qui offre un refuge aux personnes dites à l’aide d’urgence qui en font la demande.
La directrice du centre, Mme Blatti nous a confirmé la difficulté de vivre cette période pour les réfugiés, qui ont alors un vrai travail de deuil à faire par rapport à leur projet d’établir leur vie en Suisse.

Concrètement, comment une jeune-fille vit-elle un tel état de fait ?
Kanita est venue en Suisse, il y a cinq ans, avec son père. Elle est congolaise, et pour cela peut-être, dotée d’une nature qui ne se laisse pas abattre. Comme on peut souvent le lire sur les murs de Kinshasa, un Congolais est souvent combattu, mais jamais abattu. Kanita est croyante et sait qu’il faut espérer au-delà de toute espérance,aidée en cela par les personnes mises sur son chemin : assistante sociale, bénévoles, assistante pastorale de l’Eglise catholique.
Kanita et ses compagnons d’infortune survivent…

Ils n’ont pas les moyens financiers d’entreprendre quoi que ce soit, puisque les personnes à l’aide d’urgence ne reçoivent que trois repas par jour et des bons pour les articles d’hygiène. Pourtant, Kanita a un projet, celui de parfaire ses connaissances en français en suivant des cours, et peut-être même d’entreprendre une formation professionnelle.
Kanita attend et espère, car elle sait que Dieu intervient dans nos préoccupations quotidiennes.
Petit bémol à cela:Mme Blatti nous précise que l’aide d’urgence présente l’avantage de proposer un toit et un minimum vital, le plus digne possible. L’inconvénient étant bien-sûr d’avoir une adresse connue des autorités et de s’exposer ainsi à un renvoi
Pour autres informations, voir
Viviane Bonjour au 079 381 26 15
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