Le ministre de l’Intérieur John Reid a dénoncé vendredi 8 décembre comme "insensées" ces initiatives, déclarant en avoir "assez" des décisions prétendument guidées par le politiquement correct. Jack Straw, ministre des Relations avec le Parlement, avait qualifié jeudi cette interdiction de "sottise politiquement correcte".
"Je n’ai jamais rencontré un chrétien qui ne soit ravi de reconnaître Yom Kippour, ou l’Aid, ou Diwali", a dit M. Straw. "Je n’ai jamais rencontré non plus un musulman qui me refuse le droit de célébrer la naissance du Christ", a-t-il ajouté.
La presse populaire britannique se fait un plaisir de répertorier ces "rabat-joie" qui bannissent toute référence à Noël, en multipliant les anecdotes : pas de cartes de voeux dans une classe, limitation par un tribunal du nombre d’ampoules de décoration d’une maison, concert avec une version reggae d’un chant de Noël au lieu de la traditionnelle reconstitution de la Nativité.
Les entreprises ne sont pas en reste : trois employeurs britanniques sur quatre (74%) disent avoir interdit les décorations de Noël. Par égard pour les autres confessions ? Pas seulement, selon le cabinet d’avocats qui a réalisé cette enquête. Dans la plupart des cas, ce sont des raisons de coût, de santé ou de sécurité" qui guident ces décisions.
Ce n’est pas la première fois que l’on s’en prend à Noël dans le pays : sous la pression des puritains d’Oliver Cromwell, le parlement avait interdit en 1643 toute célébration de Noël, considéré comme une fête… païenne.
Source : InfoCatho
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