François de Sales, fils de Monsieur et Madame de Boisy de la noblesse savoyarde, naquît le 22 août 1567. Son père le prépare à être un véritable gentilhomme destiné à vivre à la Cour. Voyant pour son fils une carrière d’avocat, Monsieur de Boisy envoie le jeune François à Paris étudier le droit et la philosophie.
La prêtrise et l’épiscopat
Mais son fils a depuis longtemps formé en son coeur le projet de devenir prêtre et ne sait pas comment le dire à son père. Tout en continuant ses études de droit, il suit des cours de théologie. Le 5 septembre 1591 il passe son doctorat avec un grand succès mais il est persuadé de sa vocation et décide d’en parler à son cousin, un chanoine de la cathédrale d’Annecy. Louis de Sales décide de l’aider. Vu que François a fait des études supérieures, il lui a obtenu de Rome la nomination comme prévôt du Chapitre, ce qui le propulse au second rang dans le diocèse après l’évêque. Monsieur de Boisy devant le fait accompli ne peut refuser. Le 18 décembre 1593, François est ordonné prêtre. Très vite il recevra la lourde tâche d’aller convertir les protestants dans le Chablais. C’est à force de persévérance et de charité qu’il arrive gentiment à obtenir de nombreuses conversions. L’évêque heureux de ce retour en force fait de François son coadjuteur, c’est-à-dire son adjoint et futur successeur. Le 8 décembre 1602, François reçoit la consécration épiscopale, pour le diocèse de Genève, installé à Annecy.
En tant qu’évêque, François a de nombreux devoirs à remplir, dont il s’acquitte avec une charité et une dévotion déconcertantes. Tôt le matin, après avoir fait oraison une heure durant, il répond à différents courriers, puis s’en va faire l’aumône auprès des pauvres. Ensuite c’est l’heure des réceptions dans le grand salon, mais François n’hésite pas le cas échéant à faire passer le pauvre visiteur d’abord. Il rend visite aux malades, aux prisonniers qu’il exhorte à se convertir, bon nombre demanderont pardon, puis au retour il s’arrête à la cathédrale où de nombreux pénitents l’attendent.
Rencontre avec Madame de Chantal
En 1604, il devra se rendre à Dijon pour y prêcher la retraite de Carême. Il se retirera au château de Sales pour y préparer ses prédications. Lors d’une visite à la chapelle, il tombe en extase devant une vision, qui l’avertit qu’il sera le futur fondateur d’une congrégation. Alors qu’il préside la retraite, François aperçoit dans l’assistance la femme apparue lors de sa vision, la veuve Madame de Chantal.
Le Carême terminé, l’évêque de Genève s’en retourne à Annecy et se remet au travail. Cependant il rêve toujours de fonder une congrégation de femmes à la santé délicate, malades même, qui s’adonneraient à la prière et à la visite des malades. Le 7 juin 1607, Son Excellence célèbre la Sainte Messe dans la petite chapelle de la maison où se sont installées les trois premières novices, placées sous l’autorité de Madame de Chantal : la congrégation de la Visitation de Sainte Marie.
Il entre dans la vie
En 1618, François doit aller à la Cour du roi, où il fait un passage remarqué. Il rencontre Vincent de Paul dont il se prend d’amitié. De retour chez lui, le pape l’invite à se rendre au-delà des Alpes présider le Chapitre des Pères Feuillants. Le voyage le fatigue énormément. Le 9 septembre 1622, il va célébrer la messe chez les Visitandines et y fait ses adieux. Il meurt le 28 décembre 1622 à son bureau.
En 1665, le pape Alexandre VII le fait inscrire au calendrier des saints. En 1877, le pape Pie IX le déclare docteur de l’Eglise.
Joseph Gay
Source : jmj'aime de juin
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