Bonjour,
Je m’appelle Alessandra, j’ai 28 ans. Il y a une année, j’ai été adoptée par le groupe des P’tits Déj Taizé d’Echallens. C’est magnifique.
On m’a demandé de vous parler de ce qu’est Taizé pour moi. Je suppose que c’est en vue de la rencontre Européenne de Taizé qui aura lieu cette année à Genève du 28 décembre 2007 au 1 janvier 2008.
Alors voilà.
Taizé et moi
Pour vous parler de Taizé, je suis obligée de vous parler de moi et comme vous vous doutez sûrement, « moi » n’est pas mon sujet préféré ; mais pour vous je vais le faire.
Je suis née en Italie dans la région du Friulli (nord-est, près de la Slovénie). Mes parents sont partis à l’âge de 20 ans travailler dans ce pays alors que les gens d’Italie venaient en masse en Suisse pour chercher du travail. Je vous dis ça pour vous montrer le comique de la situation et que je ne fais jamais les choses comme les autres. En 1986 quand nous sommes revenus en Suisse pour toujours, ce fut un très grand déchirement pour moi. Mes parents, étant très perspicaces, l’ont remarqué et ont tout fait pour que le contact soit gardé avec « mon pays ». Dans le village où je suis née en Italie, chaque année, un prêtre de la région allait à Taizé avec les jeunes pour une semaine de pèlerinage. Nous leur avons proposé qu’en rentrant, ils s’arrêtent en Valais pour 3 jours de découverte de la Suisse, de ses mets, de partage et d’amitié. Ainsi, depuis l’âge de 8ans, je voyais des jeunes qui rentraient de Taizé avec sur leur visage un sourire, une joie, quelque chose d’indéchiffrable mais qui m’attirait.
Alors en 1996 j’ai pris mon courage à deux mains et suis partie avec eux dans l’inconnu… Quelle ne fut donc pas ma surprise quand, arrivée là-bas, j’ai eu la sensation d’arriver à la maison…d’être là où j’avais toujours voulu être.
Un vrai chargeur de batteries
Taizé c’est, pour parler en choses que l’on connaît, comme un rechargeur. Oui, vous savez, quand votre natel est à plat, on le met à charger et hop, c’est reparti… ben, Taizé c’est la même chose. J’y vais et après, hop, c’est reparti avec plein d’énergie et de joie au fond de mon cœur… Oui, là-bas on rencontre des jeunes de toute l’Europe, on se retrouve pour parler d’un texte biblique et le comparer avec nos propres expériences, le comprendre et affronter la vie de tous les jours. Donc, dans les groupes, on se livre et, comme on se retrouve avec des gens qu’on ne connaît pas et qu’on parle une autre langue, on se retrouve à témoigner de l’essentiel. Et ensuite, quand on arrive à la maison, on y est avec un poids en moins et une envie de partager notre joie.
Ce qui est beau à Taizé aussi, c’est les temps de prière. Oui, je dis bien les temps de prière. Il y en a 3 par jour. La première année que je y suis allée, je me suis dit que j’en allais courber plus d’un, mais non, en fin de compte, ce qui m’est arrivé, c’est que c’était dur de sortir de ces moments. La prière à Taizé, je trouve qu’elle m’est facilitée par sa simplicité et les chants qui me permettent de me centrer sur moi et de me livrer à Dieu entièrement sans essayer de paraître mieux que je suis mais telle qu’il me voit…
C’est magnifique, et je remercie Dieu de m’avoir fait découvrir cette communauté qui répondait exactement à mes besoins d’enfant de Dieu.
Un vrai cadeau !
Je ne sais pas si j’ai pu répondre à toutes les questions que vous vous êtes posées en prenant le temps de lire cet article mais je suis toujours à votre disposition pour en parler. Ce que je vous conseille, si j’ai éveillé votre intérêt, c’est d’aller à la rencontre européenne de Taizé qui cette année a lieu à Genève (ne me donnez pas l’excuse de la distance…je ne vous croirais pas). C’est un cadeau que Taizé vienne à Genève et moi, mon cadeau, c’est de vous le partager…Je ne vous demande pas d’adorer mais juste d’y aller, je pense que si vous voulez comprendre ce que je vous ai dit, c’est le meilleur moyen pour le faire.
C’est 5 jours et c’est avec des jeunes de toutes l’Europe… Soyez les bienvenus..
Alessandra Arlettaz
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