Présentation
Le livre d’Esther n’est certainement pas le plus connu parmi les écrits de la Bible. A sa lecture, deux choses frappent pourtant d’emblée le lecteur : Dieu n’y est jamais mentionné et il se termine par un massacre de 75000 Perses. Dans la tradition juive, ce livre est à l’origine de la fête de Pourim, sorte de carnaval où l’on se réjouit du retournement spectaculaire de situation en faveur des Juifs, pourtant menacés d’extermination.

Parsemée de quiproquos, de retournements de situation et de scènes burlesques « Esther sens dessus dessous » est marqué par cet esprit carnavalesque. On y retrouve un roi jouisseur impénitent, un méchant aux allures de synthèse des ennemis d’Indiana Jones, un vieux sage inflexible et irascible, une jeune fille toute de charme et de candeur.
A ces personnages issus de l’histoire originale s’ajoute un narrateur-prédicateur trop convaincu de détenir la vérité pour s’en sortit indemne.
Mais au-delà de cet aspect comique, la pièce s’essaie à une compréhension plus profonde du livre biblique. Les questions se font alors plus graves :
comment croire en Dieu lorsque Celui-ci semble se dérober ?
quel sens donner à la foi et à l’espérance lorsqu’on est victime d’un génocide ?
Si ces questions ne vont bien sûr pas recevoir de réponses, leur force va faire changer radicalement le scénario de l’histoire originale.
Comme l’indique le titre de la pièce « Esther sens dessus dessous », le renversement de l’histoire originale se passe ici à un autre niveau : celui du sens. En perdant son allure de conte de fée, Esther se rapproche des témoignages de vies historiques broyées par la violence, et malgré tout rayonnantes d’espérance. Grâce à un jeu subtil des acteurs et un scénario surprenant, l’histoire si souvent contée prend une tournure des plus déroutantes. L’Esther que l’on connaît sous les traits d’une reine héroïque devient l’instrument d’une leçon de vie. Plus qu’une pièce de théâtre ponctuée d’un humour léger, le spectateur aura vu et pris part aux soubresauts d’un récit profondément exemplaire.
En définitive, liberté sera laissée au spectateur de déterminer quel sens d’Esther il choisit de mettre en dessus de l’autre.

Représentations
vendredi 24 septembre, 20h, grande salle de Givrins
samedi 25 septembre, 20h, Foyer de Moutier
dimanche 26 septembre, 17h, grande salle d’Oulens-sous-Echallens
vendredi 1er octobre, 20h30, grande salle d’Ependes
vendredi 26 novembre, 20h, grande salle de Gimel
Contact
Christian Vez, 079 565 81 89, christian.vez@epfl.ch
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