"Il est devenu clair que le raisonnement qui a justifié l’invasion a été au mieux une erreur tragique, au pire une habile tromperie", souligne une déclaration diffusée par le comité directeur du Conseil national des Eglises des Etats-Unis à l’occasion de la célébration de la fête nationale du 4 juillet.
La déclaration réclame "un calendrier fixé rapidement pour le retrait des troupes américaines" d’Irak.
Cette déclaration a été signée par plus de 15.000 personnes, entre autres par quelque 630 responsables d’Eglise, a précisé le pasteur Bob Edgar, secrétaire général du Conseil national des Eglises.
"Il est clair que l’administration a écouté plus attentivement les leaders religieux d’extrême droite qui étaient d’accord avec elle", a fait remarquer le pasteur Edgar aux journalistes. "C’est une tâche difficile d’obtenir de l’administration qu’elle écoute une communauté évangélique et religieuse plus large."
Dans un discours télévisé du 28 juin, le président Bush a défendu la politique de son administration et lié la guerre en Irak directement aux attentats terroristes du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis, en affirmant que le sacrifice en Irak "est vital pour la sécurité de notre pays".
Le pasteur John Thomas, président de l’Eglise unie du Christ, estime que George Bush n’a voulu entendre que les vues des responsables religieux conservateurs qui étaient d’accord avec lui. "Je suis consterné de constater que le président semble ne pas être disposé à accepter d’autres vues", a dit le pasteur Thomas.
Pour Larry Pickens, secrétaire général de la Commission générale méthodiste unie sur l’unité chrétienne et les questions interreligieuses, George Bush défend "ce qui est devenu un échec en Irak".
New York, le 1er juillet 2005 (Ecumenical News International)
Version imprimable