C’est vrai que c’est une question que l’on peut se poser et qui fut matière à débat, il y a déjà quelques années maintenant. En effet, de nombreuses personnes se sont demandées s’il était bon, sain de permettre à des personnes de visiter ce terrible lieu.
Heureusement, le besoin de transmettre l’histoire a été plus fort.
Heureusement car quoi de plus fidèle que le lieu-même des terreurs pour retracer l’histoire ?
Une leçon d’histoire
En effet, si nous nous rendons en Pologne pour observer ce qui s’est produit il y a maintenant plus de septante ans, c’est avant tout par souci de vérité historique.
Nous avons eu l’occasion d’étudier la Première Guerre mondiale ainsi que la Seconde Guerre mondiale et nous avons eu la chance de pouvoir nous rendre à Verdun, les vestiges de son champ de bataille, le musée et l’ossuaire, lors d’un voyage intitulé »des terres et des hommes », également organisé par et animé par nos chers Aumôniers du Gymnase du Bugnon : Roula et Guy.
Nous avions également pu nous pencher sur la Deuxième Guerre mondiale. Nous nous sommes rendus dans un musée près du camp de concentration du Struthof, où nous avons touché de plus près la souffrance de prisonniers et l’immense dureté de coeur des êtres humains .
Dans une recherche d’identité, se confronter à la réalité, même si elle est cruelle
Nous avions tous apprécié nous confronter à la réalité, si horrible soit elle. Ce n’est jamais que devant les faits que nous réalisons leur véritable ampleur.
Et c’est dans cette idée qu’un an plus tard, une très grande partie de notre groupe parti en Alsace en avril 2008, se rend en Pologne pour “visiter “ le camp d’extermination d’Auschwitz.
Nous nous trouvons dans une période de questionnement, nous recherchons tous un peu notre identité. Effectivement, nous nous demandons comment de telle choses ont pu se produire ? Qu’aurions-nous fait dans la peau d’Allemands vivant à cette époque ? N’avait-on pas dit plus jamais ? Que penser du génocide du Rwanda en 1994, que penser de la guerre en Irak ?
Le "devoir de mémoire"
Une autre dimension qui nous intéresse beaucoup est celle du devoir de mémoire. Nous jugeons tous qu’il est important de ne pas oublier cette page de l’histoire.
Ce sera à nous d’expliquer à nos enfants et petits enfants ce qu’il s’est produit, à nous de les sensibiliser à cette problématique, pour espérer qu’il n’y ait plus autant d’erreur dans le futur.
Cette “mémoire“ est d’autant plus importante lorsqu’on sait que le dernier poilu de la Première Guerre mondiale est décédé l’année passée.
Le temps passe mais on ne doit pas oublier l’histoire de toutes ces personnes et finalement c’est aussi notre histoire.
Ce sont toutes des questions auxquelles nous avons envie de réfléchir. Nous nous sentons concernés et avons envie de nous impliquer, de ne pas rester des spectateurs mais d’agir. Commencer par connaître l’histoire de notre monde c’est déjà peut-être le début de notre action.
Elèves de la 3M7, Gymnase du Bugnon, Place de l’Ours
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